lundi 24 avril 2017

Le seau pour les (sots) Nuls

Publié sur le site MilEtUne d'après l'illustration




Le seau est une chose en métal composée d’une consonne et trois voyelles qui s’altère avec le temps mais désaltère en même temps.

Il a été inventé juste après la corde pour le pendre afin de donner un sens à la corde.

Il est de forme cylindrique pour épouser la forme du puits; on a tendance à dire qu’un seau épouse ce qu’il peut.

Il se remplit par le haut pour des questions de gravité et se vide par le bas quand il est percé.

Le seau vide ou seau-rien contient des reptiles alors que le seau piquet contient une sauce relevée dès lors qu’on relève le seau.

A chaque seau sa spécialité : ainsi le seau mur contient du sel alors que le seau terne contient du vin liquoreux. On évitera d’alterner les contenus pour ne pas gâter le sel.

Le seau grenu est un seau bizarre, biscornu, ridicule… un seau, quoi.
Le seau sifflard peut être sec quand il est très vide ou cuit quand il est trop rouillé.

Le seau à moitié vide est à demi rempli d’air par le haut alors que le seau à moitié plein est à demi rempli de son contenu par le fond.


Terminons pas une citation de Pierre Corneille tirant son seau au puits de sciences: “Qui veut tout retenir laisse tout échapper.”


dimanche 16 avril 2017

Sonnet à Christophe

Publié sur le site Mil Et Une








Si l’affreux Magicien qui de nos vies dispose

voulait dans sa bonté d’un coup de sa baguette

sortir du grand chapeau ta frêle silhouette

ton rire exubérant, ton esprit virtuose…  



Si nous pouvions aussi nous tristes spectateurs

copains aux yeux rougis, intimes accablés

troquer tant de sanglots pour ces rythmes endiablés

que tu créais si bien, génial initiateur…



Demain chacun ira là où le vent le pousse

le cœur endolori, jamais plus comme avant

« Hé… tu veux qu’on en parle ? » entendra t’on souvent



Tu seras toujours là malgré ce Magicien

qui t’emporta trop tôt au Graal des musiciens

Ciao Krikri d’amour et Ciao Beetlejuice






samedi 8 avril 2017

Retard à l'allumage

Publié aux Défis Du Samedi sur le thème de la procrastination



Procrastiner c'est remettre à deux mains ce qu'on peut faire avec une seule

J'en étais là de cette masturbation intellectuelle quand Germaine a déboulé sous l'appentis où j'avais envisagé de désosser la tondeuse à gazon pour retrouver la mèche de cette foutue bougie.
Tu sortiras les poubelles, chou” m'a t-elle susurré de cette voix de crécelle dont raffolent les voisins à l'heure de la sieste.
Je n'ai jamais compris pourquoi la délicate opération de transport des poubelles est le propre de l'homme alors que la vue de mains féminines cramponnant les anses et celle d'une croupe vacillante au bord du trottoir sont un ravissement pour les yeux... bref je venais d'écoper d'une corvée rébarbative et sans aucun intérêt pour un mâle normalement constitué.

Tu sortiras les poubelles, chou” répéta t-elle comme un écho tandis que l'homme au sommet de son art s'essuyait le front d'un ample revers de main crasseuse, soulignant ses rides viriles d'un sillon de cambouis digne de Jean Gabin dans la Bête humaine.
J'eus alors droit à un baiser fougueux doublé d'un balayage de cheveux embroussaillés aux fragrances head&shoulder Air fresh car Germaine le vaut bien.
Je réalisai que pour elle la coupe était pleine et peut-être aussi les poubelles.

J'ai marmonné un “J'le f'rai demain” auquel a répondu un “Demain, ça s'ra trop tard” et j'ai repris mon autopsie: chant stérile, clés à haleine, compresses ou plutôt sparadrap, Chatterton... admirative, Germaine m'observait.
Depuis le premier jour j'avais prisé cette ténacité chez Germaine, cette manière de camper sur la ligne de front avec deux yeux revolver prêts à défourailler, sa choucroute blonde à la Pamela Anderson et ce tremblement de la lèvre inférieure qui m'ôte toute envie de quémander un baiser.
C'est ainsi que je l'aime... rebelle, belle et rebelle – c'est marrant, ça rime avec poubelle –
indomptable!
C'est le mot qu'elle emploierait mais je préfère têtue.
Têtue c'est moins blessant qu'incurable et je n'ai pas envie de la blesser à cet instant crucial où je sens que cette foutue tondeuse à gazon va repartir de plus belle.
C'est aussi l'instant où Germaine entame les négociations à coups d'arguments crescendo:
et que les éboueurs passent demain matin à cinq heures
et que si on manque le rendez-vous il faudra faire dix bornes pour aller à la déchetterie
et que les voisins eux ont déjà sorti leurs poubelles
et que si la tondeuse redémarre il y aura de l'herbe coupée à mettre dans des poubelles pleines
et que au pire la tondeuse à gazon en kit finira dans la poubelle
… et pour finir, l'argument qui tue: sa mère arrive ce soir et elle ne supportera pas cette odeur de rat crevé!

J'évacue ce sarcasme sur mes capacités à réparer car il y a de quoi s'étrangler: “Ta mère débarque ce soir?”
Les yeux revolver crachent le feu façon Kalachnikov :”D'abord ma mère ne débarque pas... elle nous rend visite”
Je ne me risquerai pas à faire un parallèle entre un débarquement et l'arrivage de trois grosses valises et deux labradors séniles.
Celle-là elle a toujours eu du retard à l'allumage! La prochaine fois, si j'ai le choix je prendrai une auto-portée”
Germaine explose :”En vingt ans t'avais jamais parlé comme ça d'ma mère!”
Le tournevis m'échappe des mains :”Euh... j'parlais d'la tondeuse, poussin”
Poussin ravale un sanglot, remet de l'ordre dans sa choucroute et resussure :”Tu vas me les sortir ces poubelles, hein chou?”





jeudi 6 avril 2017

Avoir un bon copain

Publié aux Impromptus Littéraires sur le thème: Avoir un bon copain


Ca doit être ça avoir un bon copain... avant ça je savais pas, j'en avais jamais eu.
On se croisait dans le couloir pour les transferts et moi j'attendais son clin d'oeil roublard comme un rayon de soleil dans nos mornes journées.
Je ne sais pas comment il a fait pour échanger son bracelet avec celui de mon voisin mais on est enfin réunis, aquarium contre aquarium.
Un bon copain c'est celui avec qui on se comprend sans se parler quand tous les autres s'essaient aux Areu pour faire plaisir aux visiteurs qu'on appelle des parents.
C'est lui qui m'a appris à amadouer le petit personnel pour avoir une couche propre, lui qui m'a appris à repérer les tétines au bisphénol A, lui qui m'a appris à simuler les convulsions quand la grosse vache est de service de nuit...
Sans lui je serais rien qu'un baigneur emmailloté parmi les baigneurs, un poisson dans son bocal chauffant, un numéro sur un bracelet en plastoc.
Chaque jour il m'apprend des trucs, des trucs de la vie – même si on sait pas vraiment ce que c'est que la vie – comme ne pas avoir peur la nuit, comment pisser en l'air à l'heure du bain et jouer avec le périscope, comment mettre ses doigts dans ses oreilles quand ça braille trop à côté.
Il dit que notre amitié est indéfectible parce qu'on a été expulsés le même jour dans le même bloc césarienne. Je sais pas ce que ça veut dire indéfectible ni césarienne mais j'ai envie de le croire parce que ça me fait du bien.
Ceux qui lui rendent visite en le regardant bizarrement c'est comme ma famille et c'est tant mieux parce que j'en avais pas avant.
Je sens qu'il va être plus qu'un bon pote, un frérot.
En ce moment on s'entraîne pour combattre le baby-blues; il dit que ça arrive pas seulement aux mamans mais aussi à nous et qu'on va bientôt sortir.
Je savais pas qu'il fallait sortir deux fois mais si c'est le prix à payer pour ne plus subir la grosse vache moustachue du service de nuit.
J'espère qu'on s'en va au même endroit tous les deux parce que je supporterai pas qu'on soit séparés; ça va être relou vu qu'il a pas le bon bracelet mais je lui fais confiance puisque c'est le principe quand on a un bon copain...

L'équipe de nuit vient d'arriver... je me ferais bien une petite convulsion!

samedi 1 avril 2017

Ostrakon

Publié aux Défis Du Samedi sur le thème de l'ostracisme




Ostrakon: Tesson de céramique sur lequel était inscrit le nom du banni


“Dix ans! Les pourris! Ils m'en ont mis pour dix ans... qu'est-ce que je vais bien pouvoir foutre pendant dix ans?”
La sentence de bannissement prononcée à l'encontre de Karolos par l'Ecclésia – l'assemblée des citoyens d'Athènes – était sans appel.
D'une voix blanche il interrogea sa compagne Penny: “Hein? Qu'est-ce qu'on va foutre maintenant?”
Penny tenta de l'apaiser :”On pourrait peut-être organiser des courses de chars... pourquoi pas les vingt quatres heures d'Athènes? Le vainqueur recevrait une exonération fisca...”
Karolos l'interrompit d'un haussement d'épaules autant que lui permettait sa toge sur mesures :”Ca marchera jamais! Et pis si t'as rien d'autre à proposer que des cadeaux fiscaux tu peux retourner à ta quenouille et tes pelotes”
Penny se permit d'insister :”Pense à nos enfants, à notre train de vie, à notre villa de Kolonaki, à tous nos esclaves, nos métèques... il faut que tu trouves un vrai travail, Karolos”
Cette dernière remarque eut le don de l'énerver encore plus :”Dangereux. Ils me considèrent comme dangereux. Non mais je rêve! Si on peut plus accepter les cadeaux des copains ni planquer des drachmes chez Attica Bank, où va t-on?”
Consciente de ne pas avoir été à la hauteur Penny fit une dernière tentative: “Je pourrais me lancer dans la fabrication de pots à rillettes en céramique ou des plats à macédoine, ou bien...”
“Surtout ne fais rien, Penny et ne me parle plus de la Macédoine! Pas un qui a mis son bulletin dans l'urne pour moi” explosa Karolos “c'est un complot, une machination. Qu'ils aillent se faire voir chez les nôtres avec leur soi-disant Démocratie”

Les dix stratèges n'avaient pas fait dans la dentelle, ils avaient fini par en avoir ras l'acropole de ces polémiques qui brouillaient l'écoute (contrepèterie grecque).
Les scribes grattaient du papyrus sans discontinuer, le Journal de l'Après-Midi et le Journal du Lendemain s'arrachaient comme des petites pita et l'Aphrodite-Kronou-Heliou (*) – le VSD local – était en rupture de stock permanente.

“C'est temporaire mon choupinou” minauda Penny “tout ostracisme a une fin et d'ici-là ils auront tout oublié”.
Choupinou la fusilla du regard :”Qu'est-ce que tu crois qu'y vont faire tous ces clowns pendant MES deux quinquina(*): Emmanuel Platon, Zeus Ammon et même Alexandre le Petit? Encore heureux qu'il n'y ait pas de femmes”
“Alexandre le Petit?” pleurnicha t-elle “tout le monde dit qu'il a raccroché”.
Karolos explosa :”Raccroché? Tu sais combien de temps il lui faudrait pour venir du Cap Nègre par Hellenic Seaways? Trois jours en ramant bien... et il rame bien le Petit!”
Penny soupira et s'éteignit comme les athéniennes s'éteignent selon une tradition ancestrale.
Alors frappé par quelque inspiration divine Karolos se redressa subitement :”Il faut enrayer l'hémorragie! Je vais racheter ce “Papia alysodethei”(*) qui me bave sur les rouleaux depuis trop longtemps, et la Revue des deux Grèces aussi!”
Penny allait applaudir quand elle se ravisa :”Euh... choupinou... on va les racheter avec quoi?”
Karolos réfléchissait vite :”Va chez Cronos avec mes deux cadrans solaires en titane, il m'en donnera un bon prix parce que je le vaux bien”
L'ostracisé eut un sourire revanchard, sa devise n'était-elle pas “En touto nika” (en tout... nique) ?


(*) Aphrodite-Kronou-Heliou: Vendredi-Samedi-Dimanche
(*) quinquina: apéritif très très amer qui se conserve pendant cinq ans.
(*) Papia alysodethei: Journal appelé Volatile muselé en français.

mercredi 29 mars 2017

L'écrivain voyageur

Publié aux Impromptus Littéraires





A la proue de la barque le cormoran poussa un cri guttural, ce “gra-gra” glougloutant si difficile à traduire dans un récit.
Sur la rivière boueuse quelques troncs d'arbres morts semblaient ouvrir les yeux à leur passage.
Théophile sourit intérieurement... ce cri de cormoran le soir au-dessus des jonques lui rappelait tout à coup le film d'Audiart qu'il avait vu étant étudiant en lettres classiques.
Serrault, Blier, Carmet, Meurisse, tout ça était si loin aujourd'hui.
Toujours à la proue le cormoran délesté d'une de ses grandes plumes faisait la gueule, dardant un oeil rouge sur cet étrange scribouillard.
“Vous ne devriez pas faire ça” marmonna le rameur tout en manoeuvrant à l'entrée d'un marigot.
Marigot: le mot était singulier et devrait plaire à son éditeur féru d'exotisme.
Théophile plongea la plume dans l'encrier qu'il avait improvisé: une petite calebasse où dansait un fond d'encre de noix de galle et de bave de crapaud-buffle.
Il avait connu une Marie Gault quand il était étudiant en lettres classiques... dans une autre vie.
“De l'authenticité! De l'au then ti ci té! “ avait aboyé son éditeur en lui jetant le guide du routard à la figure.

Droit devant eux un tronc d'arbre mort baillait à s'en décrocher une mâchoire en dents de scie.
“Chaque marigot a son crocodile” déclama le rameur désabusé.
Comme Théophile s'empressait de noter cet authentique trait d'esprit, il y eut un choc à tribord qui renversa le précieux encrier.
“Merde!” aboya l'écrivain privé de son carburant “tu pourrais faire attention. D'où tiens-tu ton permis?”
A la proue, le cormoran ricanait trop fort aussi le rameur le chassa t-il d'un bon coup de perche en rétorquant: “J'ai eu mon permis chez Hubert”
Théophile soupira. L'Hubérisation des services de pirogues allait faire de l'ombre à ceux qui comme lui exerçaient le dur métier d'auteur-découvreur.
Dans son carnet de voyages l'encre de noix de galle renversée avait dessiné une carte aux contours vaguement africains; il y vit un mauvais présage.
Il lui fallait urgemment rencontrer ce sorcier, ce marabout dont on lui avait vanté les dons.

“On arrive” dit le rameur en redoublant d'effort tandis qu'un tempo lancinant de tambours se faisait entendre derrière un dense rideau de végétation.
Théophile tendit l'oreille :“Du Youssou N'dour” dit-il “non... du Julie Piétri”
Eve lève-toi et danse avec la vie... L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi... c'était bien loin tout ça.
Il s'ébroua et sauta gauchement sur un sol grouillant, une sorte de moquette vivante et spongieuse, le coeur palpitant de l'Afrique sauvage.
Le rameur lui tendit la perche: “Marche sur une fourmi et mille autres t'attaqueront”
Théophile s'écarta pour sortir son Montblanc et consigner l'adage sur une page épargnée par l'incident; il sourit à l'idée cocasse d'un Montblanc dégainé au coeur de l'Afrique noire...
Son éditeur ne devait pas savoir, il recopierait tout à son retour.

“Je te dois combien, rameur?” demanda Théophile en fouillant ses poches.
“Voyons, voyageur... trois cent coups de perche – je ne vous compte pas celui pour le cormoran – et cinq adages traditionnels, ça fait vingt euros” annonça le rameur.
“En voici dix” répondit Théophile, rompu à la négociation.
Le rameur s'éloignait déjà en chantonnant.
“Du Youssou N'dour” se dit Théophile puis il tendit l'oreille “non... du Jean Sablon”.
Vous qui passez sans me voir... c'était bien loin tout ça.

On avait dû les prévenir de son arrivée car la porte de la case marquée “Arrivée” s'ouvrit devant lui sur un spectacle d'apocalypse.
Théophile hésitait... devait-on dire maraboute pour une femme marabout ou plus simplement sorcière?
Par quel sortilège avait-elle deviné sa question ? “Appelle-moi Sévigné... Huguette de Sévigné” tonna la grosse femme en éclatant d'un rire gras qui laissait entrevoir les touches noires d'un râtelier incomplet.
Elle lui rappelait Madame Conchon alias Miss Piggy – la directrice d'Etudes de la fac – dont l'embonpoint et la poitrine opulente occupaient largement la chaire dont elle était titulaire.
En guise de chaire la maraboute ne possédait qu'un fauteuil taillé dans la masse d'un baobab par quelque artiste local et qui représentait grossièrement le grand vizir Kara Mustapha juste avant sa décapitation par le sultan Mehmed IV sous les murs de Ouagadougou.

“Mets-toi à l'aise mon poulet” susurra Huguette entre ses rares dents blanches.
Théophile sentit qu'il tenait là son sujet...



dimanche 26 mars 2017

Référendum

Publié sur le site MilEtUne d'après l'illustration





C'est fou ce qu'on peut voter pour un oui pour un non

“Alors... heureuse?”
“Oui, enfin j'aurais aimé que ça se passe differently”
“Differently comment, ma chérie?”
“Comme ceux qui quittent leur terre natale de leur plein gré, pour un monde meilleur, une destination de rêve, Bali ou les Seychelles... mais Calais...”
“Tu verras, Calais c'est très chouette!”
“Ca veut dire quoi chouette, chéri?”
“C'est leur façon de dire Great. Sais-tu qu'ils ont une jungle?”
“Strange... Attends, j'ai un SMS de Nancy... notre parlement écossais vient de voter à une majorité écrasante... contre le Brexit!”
“Tu déconnes!”
“Ca veut dire quoi des connes, chéri?”
“Ca veut dire qu'on va faire sécession ça c'est sûr”
“Ca veut dire quoi sécessionsacésur, chéri?”
“Ca veut dire que normalement on devrait faire un référendum pour autoriser notre première ministre à demander à Londres un référendum d’indépendance à cause du Brexit”
“J'y comprends rien”
“Moi non plus ma chérie, vraiment que dalle”
“C'est quoi Quedale, chéri?”
“Ca veut dire qu'il est temps de faire demi-tour mais en pleine mer ça va être coton”
“Ca veut dire quoi Coton, chéri?”
“Ca veut dire coton, mais tricky c'est plus approprié”
“Approprié? Tu veux donc dire qu'y faut que j'aille faire la valise?”
“J'en ai bien peur, chérie. Je vais voir si on peut détacher un canot de sauvetage”
“Un canot comme sur le Titanic?”
“Oui, c'est ça chérie, c'est un peu le Titanic!”
“O.K. J'y vais chéri... à tout à l'heure. Tu sais, je n'aime plus le monde dans lequel je vis”
“Pardon?”
"A l'arrivée du bateau, je m'enfuirai avec toi”
“Hein?”
“La dernière chose dont j'ai besoin, c'est encore un portrait de moi ressemblant à une poupée de porcelaine”
“Un portrait? Qu'est-ce qui te prend chérie?”
“Rien Jack... Euh... Alistair... j'ai eu un étourdissement”