mardi 19 juin 2018

Brèves du 19-06-2018


(Plus longues... c'est chiant)




Macron utilise l'avion présidentiel pour 110 kilomètres
On ne va pas chipoter à chaque fois qu'il s'envoie en l'air 10 petites minutes


Une femme accouche dans le RER parisien à la station Auber
Auber ? Ceux des poussettes et des landau ?


Immigration aux Etats-Unis : Melania Trump sort de sa réserve
Apache ou Cherokee ?

lundi 18 juin 2018

Accouche !

Publié aux Impromptus Littéraires sur le thème renouvelé : J'ai changé de sexe




Je me suis surprise à trouver grotesque cette feuille de vigne qu'il arborait avec ostentation et tellement déplacée par rapport aux loup-bouquetins qui lui faisaient tordre les chevilles à chaque pas...
Je m'étais réfugiée derrière le seul banc qui meublait l'Eden Park, pas encore habituée à cette nouvelle tenue d'Eve dénuée de tout accessoire.
Ah IL ne s'était pas foulé pour mon déguisement, celui qui faisait la pluie et le beau temps au dessus de nos têtes et si je n'avais pas subitement développé une toison aussi incongrue que providentielle, je me serais vraiment crue à poils !

Comme je cherchais de quoi bricoler un coeur croisé de latex pour mes nouveaux roberts je saisis une grosse branche souple et tortueuse qui s'avéra être un serpent. Une fois les présentations expédiées j'aidai mon nouveau pote Satan à chiper quelques figues dans l'arbre de la Connaissance et on en croqua tous les trois, Satan, ma pomme c'est à dire Adam et la tarlouze à la feuille de vigne.

Là-haut, IL avait fini de se marrer et sa sentence tomba comme un coup de tonnerre : Le travelo allait devoir travailler à la sueur de son front et moi j'allais devoir enfanter dans la douleur !
Enfanter ? Nom de Dieu, IL avait dit quoi, là ? J 'entravais que dalle à son histoire.
La tarlouze était mort de rire; il s'est mis à chanter un truc zarbi... ça faisait :
"Eve lève-toi tes enfants ont grandi
En donnant la vie je serai comme toi"

Je commençais à comprendre. J'allais vomir... non, pas déjà. J'imaginais que les vomissements viendraient plus tard, et les vergetures aussi.
Je levai la tête, il fallait qu'IL m'explique, qu'IL arrête cette mascarade, qu'IL me rende ma virilité.
J'ai crié bien fort : "Je suis d'accord pour la conception mais pas pour toutes ces conneries !"
IL restait muet.
J'ai encore crié : "Explique-toi... Accouche !"
La voix céleste a répondu en écho : "Toi même"

J'ai repris mes esprits sur mon banc, le seul banc qui meublait l'Eden Park; deux pigeons idiots forniquaient contre ma hanche.
Je les ai chassés d'un revers de main; j'avais retrouvé ma force, mes muscles, la sueur sur mon front.
L'un des pigeons idiots s'est excusé bêtement : "C'est LUI qui nous a dit... Croissez et multipliez-vous"
Multipliez-vous. J'ai eu un sourire narquois. J'avais du pain sur la planche.


samedi 16 juin 2018

Le Ragtime pour les Nuls

Publié aux Défis Du Samedi sur le thème : Ragtime




Fils de Virginie et de X, Ragtime est né aux Etats-Unis.
Dès son plus jeune âge ragtime joue seul, c'est un genre musical joué uniquement par des noires (les touches noires du piano) car après la guerre de Sécession – qui a cessé ça c'est sûr – les touches blanches furent décimées à la bataille d'Appomattox.
Le ragtime s'inspire et s'expire de la marche des Cakes (Cake walk) surnom chelou donné par les Noirs à la danse de salon de leurs maîtres, à ne pas confondre avec le Pudding walk anglais, le Profiteroles walk français et le Wok walk chinois.

Les musiciens de ragtime savent lire les partitions en noir et blanc contrairement aux musiciens de blues qui ne savent lire que le bleu comme les Bleus Brothers.
Le compositeur de ragtime Scott Joplin – Scott comme Scott Janis et Joplin comme Joplin Janis ou l'inverse – était mi-pianiste mi-souris puisque originaire du Middle West.
Il s'est rendu célèbre avec le morceau "Maple Leaf rag" qui n'est rien d'autre qu'un morceau de feuille d'érable qu'il tentera de chasser de son clavier du revers de la main jusqu'à s'évanouir; cette technique prendra donc le nom de syncope pour donner plus tard le funk et le jazz.

Les mauvaise langues diront qu'il cherchait à chasser un morceau de cake ou de pudding ou de profiterole selon la nationalité de la mauvaise langue.

Le ragtime de Scott Joplin est utilisé pour les musiques de film de Charlie Chaplin dont le petit-fils Mark Joplin a la particularité de n'avoir aucun rapport avec Scott Joplin, ce que beaucoup ignorent à juste titre.

On ne peut enseigner le ragtime aux Nuls sans ce petit air au kazou :
Ça c’est le ragtime
Oui c’est le ragtime du kazoo
Dans un tuyau en plastique pas trop mou
A trois ou quatre centimètres du bout
Fais un trou et mets du papier par-dessus le trou
Et chante un coup dans ton kazoo


Brèves du 16-06-2018


(Plus longues... c'est chiant)




Prothèses auditives : Certaines seront remboursées à 100%
Comment ?



Haut débit en France : Coup de frein dû à une pénurie de fibre optique et à des capacités de production peu élastiques
L'avenir est à la fibre optique élastique



Etats-Unis : Un raton-laveur escalade un immeuble de 23 étages
Un raton-laveur de carreaux ?

jeudi 14 juin 2018

Brèves du 14-06-2018


(Plus longues... c'est chiant)




La Crimée plongée dans le noir après une panne électrique
Noire de Crimée... ça sent le court-circuit à la tomate



Depuis janvier 100 000 patients ont passé la nuit sur un brancard
Ils devaient être un peu serrés



Nantes : En à peine 24 heures, il cambriole la même maison
Alzheimer ?

























































































mercredi 13 juin 2018

Brèves du 13-06-2018


(Plus longues... c'est chiant)




Dauphiné Libéré : Il se masturbait sur son balcon depuis un an
ça va venir !



Paris 17ème : Le maire lance une chasse aux rongeurs sur internet
« Balance ton rat ! »



Relooking à l'Elysée : Un nouveau service de table a été commandé
Comme d'hab, une table de soustraction ?

lundi 11 juin 2018

Poule ou poulet


Sur le thème des Impromptus Littéraires : J'ai changé de sexe

Après avoir monologué sur un banc public vous vous êtes assoupi(e) mais en vous réveillant, tout porte à croire que vous avez changé de sexe.




Vous est-il déjà arrivé en vous réveillant de sentir que quelque chose ne tournait pas rond ?

Depuis ce banc public j'ai appelé Bébert pour qu'il me rassure; Bébert c'est mon meilleur pote depuis la communale, celui avec qui je jouais à qui pisserait le plus haut et que je battais toujours.
"Là où y'a des oestrogènes y'a pas d'plaisir, ma poule" m'a t-il dit d'un air grave.
Ma poule ! Pour la première fois en quarante ans il venait de m'appeler sa poule puis il m'a claqué trois bises sonores avant de raccrocher.
Lâcheur !
J'ai failli relever mon pull ovaire – pardon, mon pull over – car je sentais déjà pousser mes seins et puis je me suis dit à quoi bon... ils poussaient pour sûr, au milieu de mes poils mais ils poussaient ! Il n'y avait jamais eu que des gros nénés dans ma famille depuis l'arrière grand-tante Anastazia.
Je tournais autour des filles depuis des décennies, parfois j'en saisissais une avant qu'elle ne s'échappe et voilà qu'aujourd'hui j'allais vivre "ça" à l'envers; j'allais devoir "jouer" avec des garçons. Pouah.

Mon cycle menstruel avait toujours été calé sur les matches de la Ligue 1 de football et mes bouffées de chaleur venaient au rythme des relégations de Lens ou Lorient mais là, il me fallait apprivoiser la progestérone.
Comment prononcer ce mot bizarre alors que testostérone c'est tellement plus... comment dire, plus viril, plus sexe; d'ailleurs si ça commence comme testicule c'est qu'il y a une bonne raison, non ?
Tant que je songeais à ma poussée mammaire, j'évitais de m'intéresser au désert de mon entrejambe et ça valait mieux.
C'était assez dur comme ça de prendre conscience que j'allais tout à la fois devenir imberbe et de mauvais poil.
Le moral en dents de scie – j'étais alors dans le creux de la dent – j'appelai Kevina la meilleure amie de Germaine dans l'espoir qu'elle me rassure.

Dès ses premiers mots je l'ai haïe, et dire que je fantasmais sur elle à chaque fois qu'elle venait chez nous pour la réunion mensuelle lingerie-cosmétiques-sextoys de Germaine.
La main en exploration sous mon pull over, j'ai laissé Kevina parler de ses envies de Louboutin, de ses élastiques dans le métro et des mains aux fesses pour les cheveux ou bien le contraire.
Déjà je ne l'écoutais plus et au seul mot de ménopause j'ai raccroché; elle aurait au moins pu avoir la décence de dire andropause.
C'est vrai, j'avais l'âge pour ça mais ma libido était intacte et mes rêves de prince charmant toujours...
Qu'est-ce que je venais de dire, là ? Un prince charmant ?
Je jurai sur le champ de me faire lesbienne, et puis Germaine n'y verrait pas d'inconvénient, trop heureuse d'avoir à raconter de l'inédit à sa Kevina.
Sur ce banc public je devais avoir l'air de Madame Doubtfire plus que de Laverne Cox.

"Ca va pas ?" s'inquiéta la créature posée contre ma hanche, une rouquine callipyge défraîchie qui me donna l'impression d'être là depuis une semaine.
"J'ai changé de sexe" lui répondis-je bêtement.
Elle haussa les épaules : "Moi aussi. C'est le seul banc parisien qui fait ça"
J'étais stupéfait : "Et vous y revenez quand même ?"
Elle posa une main experte sur ma cuisse : "Chaque fois que j'en ai envie, mon poulet"
La poule ou le poulet que j'étais avait sans le vouloir choisi le seul banc changeur de sexe de la capitale; la fille m'apprit qu'il suffisait de caresser au choix l'un des deux accotoirs.
A côté de nous, deux pigeons idiots se bidonnaient.
Finalement le côté réversible du miracle ne me déplaisait pas; j'allais pouvoir être tour à tour aguicheuse, capricieuse, jalouse, pot-de-colle, femme-enfant ou tout simplement folle ou bien moi-même.
La main de ma voisine caressait toujours sur ma cuisse et moi l'accoudoir du banc: je décidai de me refaire un plein de testostérone... je rappellerais Bébert plus tard.