lundi 10 octobre 2016

Echappatoire





Quand j'ai découvert le thème des Défis Du Samedi: S'échapper, j'ai redouté le pire.

Rien ne sert de s'échapper: j'ai compris qu'avec un mot qui finit comme rattraper on n'a aucune chance... à moins d'avoir des gardiens éclopés ou handicapés.
Il valait mieux pour moi que je trouve rapidement des synonymes et j'en ai trouvé un juste en face de chez moi, sur la porte de ma voisine: Eva D.
Ne me demandez pas pourquoi son prénom est en entier et son nom limité à cette seule initiale alors qu'on a plutôt tendance à écrire le contraire.
Je suppose qu'elle désire rester anonyme comme tous les évadés de la terre.
Si j'étais indiscret j'irais taper à sa porte pour lui demander d'où elle a décampé... des camps P ?
Allez savoir si elle fuyait des camps, des guerres ? pire ?
Déguerpir. Voilà. C'est le mot qui convient même s'il finit en pire comme croupir ou vampire.
Ne vous moquez pas.
Choisir le bon mot quand on est prisonnier des mots comme moi, et qu'on n'ose les dire sans penser à la bombe à retardement qu'ils représentent, c'est un dilemme, un supplice.
Alors quand la douleur est trop forte, que le clavier me brûle les doigts comme maintenant, j'utilise la touche miracle, celle qui va me libérer du carcan.
“Libéré, délivré, c'est décidé je m'en vais”... qu'est-ce qu'elle peut me pomper celle-là!

Quand d'autres iraient attraper je ne sais quelle poudre d'escampette, moi je remercie le génial inventeur de cette échappatoire: la touche de fonction Echappe

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