dimanche 18 septembre 2016

L'estampe japonaise pour les Nuls

Publié sur le site MilEtUne Histoires d'après l'illustration








Comme son nom ne l'indique pas, l'estampe consiste à écraser une gravure sur bois sur du papier ou l'inverse, ce qui revient au même.

La meilleure essence de bois pour la gravure est celle du cerisier, c'est pourquoi l'estampe japonaise représente le plus souvent des cerisiers en fleurs.

Le cerisier est un bois dur à cause de ses noyaux contrairement au noyer qui est un bois mou et humide.

Si le modèle doit être réalisé à l'échelle, le graveur travaille toujours au niveau du sol pour des raisons de sécurité; on a coutume de dire: Il est grave de gravir pour un graveur.

Pour poser le modèle en papier japonais sur la gravure en bois de cerisier, le graveur l'enduit de colle de riz et s'imbibe d'alcool de riz.

L'alcool de riz s'appelle saké ou saqué parce qu'il est très difficile de réussir l'estampe si on est trop imbibé.

Le graveur frotte ensuite le papier avec ses propres doigts même s'ils sont sales.

L'encre de Chine envahit le bois même si l'estampe est japonaise.

En bâton l'encre de Chine s'appelle sumi alors que l'encre de Chine en saumon s'appelle sushi.

L'outil du graveur est un ciseau qui s'apparente à un couteau bien qu'on l'appelle ciseau.

Quand on l'appelle ciseau, le ciseau aboie.

La gravure sur bois peut être exécutée recto verso à condition que la planche comporte deux faces.

Si la planche ne comporte qu'une face, c'est qu'il est temps de dessaouler au risque que la gravure dure plusieurs semaines.

Plus on enlève de bois et plus on fait de copeaux mais ce n'est pas grave, c'est le principe de la gravure.

L'imprimeur applique les couleurs sur du papier japonais pour les estampes japonaises et sur du papier d'origine inconnue dite “nomade” pour les autres.

Dans le cas de pigments noirs et blancs on dit que l'estampe est en noir et blanc.

L'imprimeur applique les pigments assis en tailleur c'est à dire jambes croisées repliées sous lui-même pour faire bonne impression.

Il peut imprimer jusqu'à ce que le bois soit usé et même après: on appelle ça le cerisier sur le gâteau.

Une fois l'estampe terminée, on l'authentifie en l'estampillant avec un seau (alcool de riz ou autre) puis on laisse sécher l'estampe et aussi le seau.

On peut alors l'exposer chez soi dans le salon, la chambre, la salle de bains ou tout endroit qu'on pourra faire visiter à ses conquêtes qu'on appelle des japoniaises...

La visite d'une collection d'estampes japonaises est un rituel ancestral universellement connu mais à l'ère moderne on a plutôt tendance à faire visiter ses tatouages... japonais ou non.



A suivre: Soigner la bélonéphobie (peur des piqures) par l'acupuncture pour les Nuls

4 commentaires:

  1. En résumé : de l'estampe japonaise comme moyen de reproduction...

    RépondreSupprimer
  2. Et t'avais bu quoi quand tu as écrit ce délire? J'adore. Bien ri.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. du saké, rien que du saké... pas de mélanges

      Supprimer