mardi 5 septembre 2017

Brèves du 05-09-2017



Plus longues... c’est chiant







Etats-Unis : de la crème solaire dans les yeux pour observer l'éclipse
de l'écran total pour la crème des abrutis


Colis suspects : Des chiens renifleurs dans les transports franciliens
des chiens renifleurs... ça sent l'automne et les premiers frimas


Planète : D'ici 2100 les pics de chaleur atteindront les 50°C en France
D'ici là beaucoup comme moi auront été incinérés












lundi 4 septembre 2017

Les repères maritimes

Ça paraissait pourtant simple (suite publiée aux Impromptus Littéraires)



Ça paraissait pourtant simple, après nos péripéties pour récupérer l'appartement du beau-frère des Neymar mais il avait fallu que Germaine complique nos vacances; ça n'est quand même pas moi qui avais insisté pour faire cette sortie en mer au large de Brest malgré un vent panaché Force 4 à pas pouvoir se cramponner aux barreaux de l'échelle de Beaufort!

J'avais bien précisé à Germaine qu'en cas d'avarie grave elle devrait nager sans s'occuper de moi en gardant à sa gauche le phare du Petit Minou qui est au Nord et qui possède un secteur rouge signalant le plateau des Fillettes – comme disent les pêcheurs du coin en rigolant: Le Minou rougit quand il couvre les Fillettes, c'est facile à retenir, non ? – tout en gardant à sa droite le phare du Portzic qui fait face à la pointe des Espagnols – ne pas confondre avec le phare de Trafalgar qui est dans la baie de Cadix qui a des yeux de velours – et qui a un feu principal à secteur avec deux occultations et une périodicité de dix secondes – deux fois cinq – ainsi que deux feux scintillants blanc directionnels – l'un continu et l'autre avec six scintillations selon qu'elle barboterait au nord ou au sud du chenal, pas du cheval – et j'avais même ajouté pour la rassurer que le phare était automatisé et pas alimenté à l'huile végétale de grande surface comme on l'avait lu sur une notice pourrie datant de la Révolution et que de toute façon le point de mire c'était la Maison de l'Océan où le plateau de fruits de mer est une tuerie, une boucherie... enfin, plutôt une poissonnerie et qu'enfin elle évite de laisser tremper MA carte Gold trop longtemps à la baille à cause de la corrosion.

Ça paraissait pourtant simple et voilà qu'au moment délicat où j'embarque sur la dernière chaloupe, Madame me balance à la figure au risque de me faire tomber qu'elle ne sait pas nager...

Brèves du 04-09-2017


Plus longues... c’est chiant





Smartphones : Huawei introduit l'intelligence artificielle dans sa puce
Finis les « Non mais Allo, quoi ! »


Grande-Bretagne : En couple avec sa nièce, il la tue à coups d'écran plat
Elle regardait les Douze coups de midi ?


La Corée du Nord annonce avoir testé une bombe H
Ils ont enfin adopté notre alphabet ?

dimanche 3 septembre 2017

Brèves du 03-09-2017


Plus longues... c’est chiant






Argentine : Un « narcopigeon » tombe sous les balles de la police

On l'avait pourtant dit : Ne pas donner de pruneaux aux pigeons


San Francisco : Une fumée noire sort de la cheminée du consulat russe
Ils peinent à élire un nouveau pope ?


La fraude aux œufs contaminés s'étend
ça sent l'omelette baveuse...



samedi 2 septembre 2017

Cosaque-choc

Un vieux texte recyclé pour le thème des Défis Du Samedi sur les grands-pères



Nos grands-pères croyaient avoir échappé au pire en revenant de la grande guerre sur leurs deux jambes, mais Pépé ignorait que cent ans plus tôt en 1814 les cosaques de la garde impériale russe - non contents d'avoir fait valser Napoléon - nous avaient laissé un cadeau empoisonné, le "cosaque-choc", un truc aussi compliqué à prononcer qu'à faire mais qui semblait amuser nos charmants envahisseurs et gratteurs de mandoline.
Si nos grands-pères avaient cru épouser leur mémé pour le meilleur, en ce qui concerne Pépé c'était sans compter sur cette folie qu'elle eut de vouloir lui apprendre à danser ce qu'on appelait selon Pépé le "
cosaque-choc" et selon d'autres kozachok, kazatchok ou encore Vertpeny Kozackok pour les plus érudits.
Le principe en était sournois pour ne pas dire peu orthodoxe pour l'époque puisque Mémé menait la danse tout en tapant des mains pour indiquer les changements de figure à l'homme qui tentait de l'imiter, en l'occurrence mon Pépé.

Si le mouvement paraissait aussi élémentaire et linéaire que marcher au pas, il n'en était pas moins rapide dès le départ et sur un tempo en constante accélération qui imitait - juste avant l'inévitable chute - le franchissement des tranchées et déclenchait chez le pauvre homme ce fameux cri: "
Tous aux abris".
Après quelques atterrissages musclés Pépé courut bien vite chercher ses bandes molletières dont la mise en place lui garantissait une bonne demi-heure de répit avant ce qu'il nommait les grandes manoeuvres.
Il aurait bien ajouté le casque lourd si Mémé ne l'avait pas avantageusement recyclé en pot à géraniums.

Au fil des assauts quotidiens et à mesure que montait sa haine envers les ukrainiens, Pépé en venait à regretter que Napoléon n'ait pas fait la guerre aux argentins ou aux tahitiens, enfin à quelque peuple aux moeurs moins tordues.
Il disait que quand on possède une mer noire et qu'on pêche au harpon on ne peut pas être tout à fait normal...
Perfectionniste, Mémé multipliait les variantes, alternant le kuban-kazachok connu de quelques initiés russes du Sud et le ter-kazachok du Nord Caucase dont les différences selon l'expression de Pépé étaient 'frappantes'!

Mais la ténacité légendaire de Mémé allait donner un tournant particulier à l'apprentissage du "
cosaque-choc" lorsqu'elle décida de remiser le phonographe pour faire venir des musiciens plus couleur locale, des joueuses de cithare et de bandura.
Les "
Poupées cosaques du Vertep" ainsi nommées - traduction fidèle de kazatchok - étaient trois vraies blondes à la fois plantureuses et callipyges dont les attraits surdimensionnés eurent tôt fait de faire perdre la tête et les molletières à Pépé.
Après quelques vocalises, roucoulades, échanges d'oeillades complices et frémissements de moustache, Pépé fut sommé de retourner sur le champ "aux abris" c'est à dire au fond de son potager, les poupées retournèrent à leur Dniepr natal (si tant est qu'il le fut), Mémé à ses confitures de mirabelle et on n'entendit plus jamais parler du
cosaque-choc.

On était en 50 et depuis cet épisode le sempiternel entremets franco-russe qui ponctuait nos repas du dimanche n'eut plus jamais le même goût.

Brèves du 02-09-2017


Plus longues... c’est chiant




Technologie : Le Meizu Pro7, un smartphone à double écran
pour se prendre en selfie en train de se prendre en selfie ?


Migrants : Paris veut organiser une conférence
Il est vrai que la circonférence appelée Périphérique n'est pas très accueillante


Etats-Unis : Naissance rare d'un bébé enveloppé dans son sac amniotique
L'hiver sera rude

vendredi 1 septembre 2017

Brèves du 01-09-2017


Plus longues... c’est chiant




Des scientifiques néerlandais révèlent les limites de la vie humaine
On appellera ça la mort


BIC : Le stylo 4 couleurs perd une couleur, le vert
Les daltoniens vont enfin avoir meilleure mine


Ce qui change au 1er septembre : La retraite des anciens combattants augmentés
Les « anciens combattants augmentés » sont généralement diminués