Publié sur MilEtUne d'après l'illustration
Aux environs des années cinquante
Lorsqu'on redécouvrait l'hippomobile
Une hippo-stoppeuse souriante
Guettait un providentiel coupe-file
en chantonnant cet air connu :
Je t'attendrai à l'aire de covoiturage
Tu paraîtras dans ta superbe
hippo
Il fera nuit, mais avec le péage
On pourra voir jusqu'au
flanc du coteau
Nous partirons sur la route de Narbonne
Toute la nuit le cheval crottera
Et derrière nous direction Carcassonne
Un gros bouchon klaxonnera
Customisée à la manouche
Ta roulotte au teint chatoyant
Fera dire aux gens, la voyant
Passons notre chemin... pas touche !
Pied au plancher de ta roulotte
Tu cabreras le percheron
qui trottera des paturons
une vraie course à l'échalote
A ce furieux train-train d'enfer
Pour qu'il survive priant l'essieu
Les roues de bois cerclées de fer
Lanceront des éclairs aux cieux
Le
lendemain ces randonnées
Nous conduiront à Montauban
Suivis
d'une horde effrénée
Qui nous traitera de talibans !
Pour
terminer ce délire de poète
Et pour fêter ce retour au
passé
D'aucuns nous suivront à bicyclette
En freinant bien
pour ne pas nous dépasser
En freinant bien pour ne pas nous
dépasser
Aux dernières nouvelles l'hippo-stoppeuse – moins souriante – attend toujours

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