lundi 7 octobre 2013

Arrière-saison

Publié aux Impromptus Littéraires 
 
 
 


La vie est un livret qu'on écorne beaucoup
aux pages qu'on rapièce en de vains bricolages,
ses accords dissonants emballent l'attelage
et ses chevaux meurtris en brisent leur licou.
 
On dit que vent semé apporte la tempête,
que l'aronde pressée fait un mauvais printemps
mais qu'un été brûlant incite aux galipettes
et qu'il faut en user tant qu'il est encore temps.
 
On dit que la moisson est usage de faux
laissant sournoisement une éteule en chemin
pourtant j'ai moissonné par les monts et les vaux
 
on s'est trouvés tous deux au temps des fenaisons
aujourd'hui plus qu'hier j'ai besoin de ta main
pour souffler mes bougies de l'arrière-saison.
 
 
 
 
 
 
 

dimanche 6 octobre 2013

Aujourd'hui ça passe

Roulements de tambour...
Ciel changeant sur Magic World, plus grande braderie de Hyères
Coups de soleil sur les étals olivo-tomato-pomelo-farigoule
Y'a du cabas au mètre-carré! Ici ça douille pas, c'est donné ou presque
Ca parle aussi de l'estouffade de l'OM sur le PSG
Nuage sur le jaunet: c'est comme ça que s'épanouit mon Ricard
Une sieste plus tard, ombres et lumières sur les jardins du Rayol au pied des Maures
C'est la fête des plantes... des pieds dans ce dédale végétal et escarpé
Prendrait bien une petite bière
Là-haut, ça roule les barriques, pas du Bandol !
Aujourd'hui ça passe...



samedi 5 octobre 2013

Aujourd'hui en noir et blanc

Aujourd'hui en noir et blanc ma plume azerty tout juste sortie des valises
En noir et blanc le cul d'un camion pendant 10 kms dans la descente de l'Ardèche
En vert et brun la vallée de la Drôme sortant de la brume
Le rouge et vert d'un vignoble fraîchement enjambé
En noir et gris le foutoir de la circulation toulonnaise
En gris et bleu la baie de Bormes et l'île du Levant sevrées de soleil
En jaune trouble, laiteux, un frais pastaga pour me faire oublier le voyage et me redonner des couleurs... du noir et du blanc pour demain




jeudi 3 octobre 2013

Aujourd'hui comme un avis à la population





Les roulements de tambour, c'est pas mon genre.
J'avise les ceusses présents que je pars en vacances!
Comment faut l'dire?
Je plie bagage, je décampe, je mets les bouts, je fous l'camp, je me casse, bref pour faire précis je passe de 48° 06' 39” Nord 0° 04' 51” Est à 43° 09' 09” Nord 6° 20' 38” Est.
En gagnant 6° de longitude j'espère en gagner autant au mercure.
J'ai besoin de pastaga, de pan-bagna, d'estoufadou, d'anchouiado, de parpaioun, de goulado.
Je vous laisse à vos telefounado, vos BlackBerrou, vos aspiradou, vos DaniellEvenou, vos CelineDiou, vos Rihannou, ... Tchào








mercredi 2 octobre 2013

Aujourd'hui un visage

Aujourd'hui la maison a un autre visage
Le chat l'a bien compris, qui couve nos bagages
J'aime l'alexandrin qui parle de vacances
Fanés les mimosas mais à nous la Provence

Bon c'est pas le tout mais y'a encore du boulot:
Rentrer le citronnier
Remplir les gamelles des chats
Payer les impôts fonciers
Retrouver mon maillot de bain
Finir les Yoplait et la cancoillotte
Planquer mon magnum de Gevrey-Chambertin, je ne vous dis pas où... on ne sait jamais.
Noter mes codes d'accès pour vous écrire
Regarder l'ultime épisode de Breaking Bad... Sniff(ceci est un jeu de mots)... End



mardi 1 octobre 2013

Fini les sonneries

Publié sur le site MilEtUne d'après la photo suivante
 
 
 
 
 
De toutes les fées qui se sont penchées sur mon berceau, celle qui m'y balança un peu trop près du mur devait être la fée clochette, car j'ai toujours eu dans le crâne une espèce de bruit de sonnailles, de tintement très désagréable et que certains appellent acouphènes pour faire riche!
En tout cas je me suis fait sonner les cloches pendant bien des années pour pouvoir devenir le battant que je suis aujourd'hui.
Je me souviendrai toujours d'une phrase d'un prof qui - lorsqu'on se levait avant la fin du cours - disait d'un ton solennel : “Il n'y a qu'une cloche ici, c'est moi!”... et c'était vrai.
 
A force de résonner j'ai acquis une conviction en même temps que de solides notions d'orthographe: Au royaume des sons, le roi est celui qui n'a pas de cédille!
De tous temps l'homme a toujours frétillé devant la chute d'airain et je ne suis pas en reste quand une Charlotte (Notre-Dame de Reims) ou une Marie-Joséphine (Notre-Dame de la Garde à Marseille) se met en branle et commence à tintinnabuler sous mes yeux.
Je laisse aux Don Juan et aux polygames les carillons et autres campaniles car je suis de ceux qui ne courent qu'une cloche à la fois si je peux me permettre.
Si je ne suis pas du matin, je ne déteste pas pour autant un petit coup de grelot... ça ne mange pas de pain et ça met en joie.
 
Je suis tombé un jour sur - ou plutôt sous - une Savoyarde de près de dix huit tonnes, un tour de taille de 9.60 mètres à filer le bourdon aux plus courageux, c'est pourquoi je me suis carapaté en douce - certains diront à la cloche de bois - avant d'entendre sonner ma dernière heure!
Depuis il me semble que j'ai quelque chose qui cloche, comme une ébréchure...
Paraitrait que je suis devenu marteau, alors j'ai arrêté mes sonneries mais je ne sais pourquoi tous les soirs mes acouphènes sonnent le glas?
 
 

Aujourd'hui perte de

Aujourd'hui perte de signal... j'ai eu beau secouer l'éphéméride dans tous les sens, aujourd'hui Septembre ne répond plus.
Parait qu'on ne le reverra pas avant deux mille quatorze!
Rentré le salon de jardin, plié la voile d'ombrage.
Rafistolé le panier à champignons.
Penser à rentrer le citronnier.
Va falloir s'habituer à Octobre, à sa grisaille et ses frimas.
Gelée d'octobre rend le vigneron sobre”.
Qu'est-ce qu'il faut pas entendre!
C'est pas demain la veille qu'un vieux dicton m'empêchera de faire chabrot.
Faut pas que je m'habitue trop non plus, dans trente jours ça sera une autre paire de manches... fourrées!