J'écris sous la torture et ça me plait. Parce que j'aime les contraintes, parce que "même grasse, la risette du Mans n'a jamais fait de mal à personne" et parce que "Ne rien dire, nuit gravement à la santé"
vendredi 16 septembre 2016
Brèves du 16-09-2016
Toujours sur WeLoveWords
"Cash Investigation" : pourquoi le jambon est-il si rose ?
parce que s'il était moins rose les tirelires des petites filles seraient moins sympa
Hillary Clinton : Les complotistes persuadés qu'elle a été remplacée par un sosie
On est sûrs d'une chose : Trump est inimitable
NRJ12 : Afida Turner montre son sexe à une heure de grande écoute
Ouvrir grand ses oreilles, oui... mais à ce point !
samedi 10 septembre 2016
Peindre et repeindre
Publié sur le site MilEtUne d'après le tableau de Hopper
“C'est
malin! T'es fier de toi?”
“Ben...
j'pouvais pas savoir”
“Hein?
Tu pouvais pas savoir que ça allait rentrer?”
“C'est
la première fois que j'ouvre une fenêtre en plein soleil... comment
on va faire maint'nant?”
“J'en
sais rien”
“Si
on referme, ça va peut-être s'en aller”
“Par
où tu veux que ça s'en aille si tu refermes?”
“Faudrait
pouvoir aspirer le soleil de l'extérieur”
“T'as
de quoi aspirer ça, toi?”
“Euh...
non. Et si on repeignait tout par dessus de la même couleur?”
“T'en
tiens une couche! C'est déjà d'la peinture qui vaut de l'or... et
puis on repeindrait de quelle couleur?”
“Ben...
de celle d'avant qu'on ouvre la fenêtre”
“C'était
comment avant, gros malin puisqu'on n'y voyait rien?”
“C'était
noir, pardi... comme quand on y voit rien”
“Y
a pas un noir mais des noirs, mon pote, c'est comme les chats y en a
des tas”
“Ah?
J'croyais que noir c'était noir... enfin, universel”
“Pas
du tout! Les noirs c'est comme les blancs, y en a des tas de sortes”
“On
n'est pas dans la merde!”
“J'te
l'fais pas dire”
“Comment
y s'appelle le proprio, déjà?”
“Edward
Hopper”
“Hopper?
C'est un blanc ou un noir?”
“Quelle
importance?”
“Ben...
si on repeint de sa couleur à lui, ça peut aider, non?”
“Aider
a quoi?”
“J'en
sais rien. Et d'abord il était pas obligé de coller une fenêtre
ici”
“C'est
vrai que s'il avait pas mis de fenêtre on serait pas là comme des
couillons”
“Alors,
on referme et on se tire?”
“Laisse
comme ça. Après tout c'est pas si mal”
mercredi 24 août 2016
Petit recueil de loufoqueries
D'après 10 mots imposés sur WeLoveWords
Aïoli :
Sauce montée en solitaire à la force du poignet.
dicton :« Il
faut que l'aïeule ferme sa gueule ou qu'elle aille au lit »
Barnum :
Abri de jardin habillé en toile de clown et ressemblant à ma tante
Cabale :
Complot amer indien plus connu sous le nom de Cabale au Canada
Capillaire
: Adjectif tarabiscoté tiré par les cheveux pour mieux les couper
en quatre
Chausson :
Célèbre marque de véhicules inaugurée en grandes pompes en 44
(existe dans d'autres tailles)
Chlorophylle :
Peinture verte destinée à colorer le chewing-gum
Équestre :
Art consistant à faire tomber son estomac dans l'étalon
Exutoire :
Trop-plein permettant d'éviter les débordements
Haleine :
Voir aïoli... chose qu'on perd en courant (on dit courir à perdre
haleine)
Yaourtière :
Campement mongol de tantes ou peaux de vache (Voir Barnum)
mardi 16 août 2016
Mojito ou daïquiri?
Publié sur le site MilEtUne Histoires d'après l'illustration
Depuis
que Raul Castro a serré la paluche à Barack Obama, tout le monde
n'a plus que du La Havane dans la bouche.
Alors
dès que Leonard est tombé dans le panneau... enfin, sur ce panneau
publicitaire sur le chemin du boulot, il ne pense plus qu'à
s'expatrier.
Là-bas
c'est les Zantilles – les zîles paradiziaques comme on dit en
zozotant avec des zétoiles plein les zieux – avec des cocotiers
partout pour accrocher son hamac et des filles avec des mains pleines
de doigts pour rouler des feuilles de cigare et plus si affinités!
Il
va avoir tout le temps pour apprendre à fumer.
7573
kilomètres c'est tout ce qui sépare Angers – la perle de l'Anjou
– de La Havane sa nouvelle ville de rêve... il lui suffit
seulement de tourner à droite.
Y
z'auraient pu le dire plus tôt, ça semble si fastoche.
Alors
Leonard balance un grand coup de volant à droite, abandonne son
trajet habituel, celui qui l'emmène à l'usine chaque matin depuis
quatorze mille deux cent trente matins.
La
vieille Twingo tangue sur la gauche, évite une file de pékins
pressés d'aller au turbin...
Là-bas
il refourguera sa caisse si elle le lâche pas avant et ne prendra
plus que des Coco taxi pour aller boire des coups vers Miramar avec
ses nouveaux potes.
Pour
l'heure il enfile la rue du Roi René puis la rue Paul Bert, y saura
jamais qui c'était ce Paul Bert.
Là-bas
au moins le chanteur Obispo a une rue à son nom: la rue Obispo où a
vécu le fameux Hemingway, celui qu'a écrit Pour qui sonne le
gland.
Leonard
va pouvoir oublier le rosé d'Anjou pour des trucs plus musclés;
parait qu'y a du monde au balcon quand on vous sert la téquila et
puis si Rihanna y promène son cul, ça peut pas être relou.
Leonard
adorera visiter le quartier chinois, y a toujours un quartier chinois
où qu'on soit dans le monde pour pas être dépaysé. Y aura une
porte avec des lions, pas comme au Lion d'Angers où y en a pas.
Place
André Leroy ça vire sec; il adore faire crisser les pneus chaque
matin depuis quatorze mille deux cent trente matins pour réveiller
les flemmards.
Leonard
n'a pas vu débouler le gros camion de la Seita par la rue
Rabelais...
Pour
le coup ça fume, ça sent le tabac et l'huile de vidange et aussi la
ferraille calcinée.
Les
copains disent que les camions de la Seita ça sert qu'à transporter
de la mort mais Leonard ne fume pas, enfin pas encore.
Penchée
sur lui, la jeune nana n'a rien d'une havanaise et rien au balcon
qu'une ample combinaison blanche avec une grosse croix rouge.
Y
a aussi une odeur bizarre de poulet grillé, surement ce fameux
“pollo asado” avec des haricots rouges et des bananes frites...
mais y z'ont pas lésiné sur la sauce tomate!!
Comment
je m'appelle? “Euh, appelez-moi Leonardo”.
Leonardo
ça sonne bien – un prénom qui va faire un tabac – mais la jeune
nana a l'air inquiète et il entend pas c'qu'elle lui souffle à
l'oreille.
Hein?
Si y préfère un mojito ou un daïquiri?
Pas
facile de répondre avec ce masque sur la tronche...
La
nuit vient de tomber subitement... faudra qu'il s'habitue.
mercredi 10 août 2016
Brèves du 10-08-2016
Mes Brèves du jour sont toujours visibles sur le site WeLoveWords
comme celles du 10-08-2016
Différent
amoureux en Haute-Garonne : Un homme alcoolisé brandit une
tronçonneuse qui, heureusement, n'a pas voulu démarrer
Le
comble d'un différent amoureux c'est la panne des sens
Les
normands ne vont pas tarder à entendre parler d'un impôt sécheresse
JO :
Camille Lacourt s'en prend aux dopés qui « pissent violet »
et
aux alpinistes qui vissent piolet ?
mercredi 3 août 2016
mardi 2 août 2016
Coulés !
Publié sur WeLoveWords d'après la liste de campaspe
Alternateur,
Sous-marin, Cacahuète, Glycérine, Pédicure, Condoléances,
Asthmatique, Couveuse, Sèche-linge, Jeroboam
Après
un dernier hoquet asthmatique l'alternateur de notre sous-marin avait
queuté.
« Nom
d'une cacahuète» s'écria Bébert en faisant sauter le couvercle du
vieux sèche-linge qui nous servait de tourelle.
Heureusement
l'étang du Martenot était presque à sec et on regagna le bord sans
se gauger.
Comme
on passait devant la ferme, le vieux Martenot cramponné à son
éternel Jeroboam d'aligoté se mit à gueuler par la borgnotte
entr'ouverte: »Bande de beusenots! Qu'est-ce que vous avez
branlé avec la couveuse ? »
Depuis
des années que le vieux biberonnait son breuvage glycériné, on ne
faisait plus attention à lui.
Il
avait parait-il dans une autre vie exercé la pédicure mais
s'occuper des oignons des autres l'avait rendu fada.
“La
couveuse a été coulée par le Bismarck, père Martenot!” lui cria
Bébert en se tenant les côtes.
“Condoléances”
rumina le vieux en rotant...
Inscription à :
Articles (Atom)




